Ulrich Genisson, 34 ans, marié, est né à Fontainebleau d’un père artisan transporteur et d’une mère employée communale. Tout petit déjà il connaissait le monde de l’entreprise de l’intérieur, avec ses espoirs, ses désillusions et ses efforts.

Ulrich est ce qu’on pourrait appeler un libéral spontané. Depuis tout jeune, il a toujours considéré la liberté comme un bien précieux. N’ayant pas fait d’études mais étant passionné par un grand nombre de sujets, c’est tout naturellement qu’il se forme en économie. Grand autodidacte, il dévore ouvrage après ouvrage jusqu’à Milton Friedman, par lequel il découvre le libéralisme. Soumis à un esprit logique, Ulrich prend le temps de retourner dans le passé pour prendre connaissance de tous les grands auteurs classiques, à commencer par Adam Smith en passant par Tocqueville et Bastiat, puis Pascal Salin, pour arriver enfin à Murray Rothbard en qui il trouvera la réponse à toutes ses interrogations.

Un homme libre....A moins de 20 ans, il monte une société ayant pour but de mettre sur pied une équipe professionnelle de sportifs de haut niveau dans le domaine de la moto. Un dur combat qu’il ne réussira pas, mais dont il tirera une riche expérience. Professionnellement, Ulrich est un touche-à-tout, n’ayant pas peur de se former rapidement pour combler les connaissances qui viendraient à lui manquer. Actuellement, il travail comme auditeur dans une multinationale du contrôle et de la certification.

Le libéralisme n’est pas pour lui une simple théorie ou une utopie. Il ne se passe pas une journée sans qu’il souligne la pénurie de liberté. On peut affirmer que c’est devenu le combat de sa vie. Que ce soit face à une administration aveugle, face à un système de soins déshumanisé contre qui il a lutté aux côtés de sa mère atteinte d’une tumeur cérébrale, ou de sa grand-mère partie trop tôt à cause d’un laxisme hospitalier inacceptable.

Ulrich pense que le libéralisme doit sortir du cercle élitiste des initiés, car finalement ce sont bien les plus défavorisés qui profiteraient le plus rapidement d’une bonne dose de liberté. C’est bien dans cet optique là qu’il a fait le constat que le libéralisme était un courant de pensées extraordinaires, aves des auteurs absolument prodigieux et renversant, mais malheureusement totalement méconnus, voire conspués à tort.

Avec Stéphane Geyres à ses côtés, il a initié le collectif [La Main Invisible] avec pour but de redonner goût à la liberté, l’ambition que chacun ait de nouveau envie de gouverner sa vie, de prendre des initiatives et d’assumer ses choix. Le libéralisme n’a rien à voir avec la haute finance en collusion avec le pouvoir. Le libéralisme pour Ulrich, c’est un SDF qui sort de la misère dignement avec un emploi et un logement. Il a d’ailleurs dans un coin de sa tête l’envie de distribuer les textes de « Libres ! » gratuitement à tous les sans-abris qui pourraient en tirer quelques bénéfices.

Plusieurs événements ont bouleversé la vie d’Ulrich, mais à chaque fois ses convictions en un monde libre en sont sorties renforcées. En plus de l’édition avec Stéphane de « Libres ! » ainsi que la gestion de toute l’opération, Ulrich a écrit une contribution dont le sujet est « Euthanasie : Le Droit au Choix », car s’il y a bien une dernière liberté que nous devrions avoir, c’est bien celle de sa propre fin de vie.

Pour Ulrich la liberté de chacun n’est pas négociable et il mettra toute son énergie dans ce combat.